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Le tri à l’IGESA

Les journées de tri commencent quand celles de l’équipe à bord de l’Alis se terminent. C’est vers 17h, quand le bateau revient que nous prenons le relais. Il faut d’abord aller chercher les résidus au bateau avec la camionnette et les ramener à l’IGESA où nous avons installé notre labo.

Le tri © Julie Buttin

Le tri, par Julie Buttin

 

Une fois au labo, Nico nous résume la journée en mer puis nous faisons l’inventaire des seaux de résidus avant de commencer le tri. Un seau correspond à une fraction de tamisage pour une station donnée. Il peut donc y avoir plusieurs seaux pour une station (c’est-à-dire plusieurs fractions).

Ensuite, chacun choisit son seau et se place devant sa loupe binoculaire. Pour cela, nous mettons dans une coupelle une petite quantité de résidus à observer.

Nous procédons à un scan du matériel afin d’y repérer les mollusques vivants et morts, les crustacés et les annélides.

Les mollusques vivants sont placés dans une coupelle avec de l’eau de mer fraîche dans le but d’être photographiés et barcodés (préservés pour des études génétiques de leur ADN).

 

Le labo © Julie Buttin

Le labo, par Julie Buttin

 

Les mollusques morts, les crustacés et les annélides sont mis dans des piluliers différents remplis avec de l’alcool pour être conservés. Chaque coupelle et chaque pilulier est équipé d’une étiquette comportant le nom de la mission, le numéro de la station de prélèvement et la date du prélèvement. Ceci est très important puisqu’un échantillon qui n’a pas de nom ni d’origine n’est pas utilisable.

C’est ainsi que tous les seaux de résidus sont analysés par l’équipe de trieurs.

 

Verbatim…

Julie Buttin © MNHN

J’occupe principalement un poste de trieur, au labo situé à l’IGESA. Il m’a également été donné d’embarquer une journée à bord du navire océanographie de l’IRD, l’Alis, sur lequel les résidus sont récoltés par dragage et chalutage, puis tamisés à différentes tailles. Les plus grosses factions sont traitées à bord et les plus petites sont mises de côté pour le tri à la loupe binoculaire au labo.

Julie Buttin, 22 ans, en fin de troisième année de licence de Sciences de l’Environnement à l’Université de la Nouvelle-Calédonie.