4581

L’équipage de l’Alis

Par Nicolas Puillandre, MNHN

La mission KANACONO bat son plein, et s’il est encore trop tôt pour faire un bilan, les récoltes sont bonnes et les objectifs scientifiques devraient être atteints. En particulier, nous avons sillonné le sud et le sud-ouest de l’Ile des Pins, complétant de façon optimale les données obtenues lors des missions passées dans la zone.

L’Alis © Jean-Michel Boré

L’Alis, par Jean-Michel Boré

 

Plusieurs espèces du genre Profundiconus, une des cibles de la mission, se sont retrouvées coincées dans les filets, comme de nombreuses autres espèces de mollusques, crustacés, échinodermes, annélides, cnidaires, spongiaires et poissons.

Mais si l’équipe scientifique, composée de Sarah, Juliette, Janette, Sasha, Stéphane et Nicolas, peut se réjouir de ces bonnes trouvailles, c’est surtout parce que, grâce à l’équipage de l’Alis, elle n’a justement qu’à se préoccuper de trier les échantillons récoltés.

À la passerelle, c’est Jean-François, le commandant, Julien, son second, et Quentin, le lieutenant, qui se relaient pour nous amener d’un point de collecte à un autre, manœuvrer le navire pour faciliter les opérations de dragage et chalutage, et nous ramener, fatigués mais comblés, chaque soir à bon port (celui de Kuto, en l’occurrence).

 

De gauche à droite et de haut en bas : Sarah, Janette, Juliette, Sasha, Stéphane, Nico, Jean-François, Julien, Quentin, Gwen, François, Victor, Steeve, Jean, Edwin, Jef, Gabi, Kiki © MNHN

De gauche à droite et de haut en bas : Sarah, Janette, Juliette, Sasha, Stéphane, Nico, Jean-François, Julien, Quentin, Gwen, François, Victor, Steeve, Jean, Edwin, Jef, Gabi, Kiki, par MNHN

 

Efficaces aussi bien pour les grosses pannes (climatisation en rade, tuyauterie bouchée) que les petites pannes (ampoules grillées, ordinateurs déconnectés), l’équipe de mécano, composée de Gwen, François et Victor, est souvent sollicitée à bord de l’Alis.

Les marins du pont, Steeve, Jean, Edwin et Jef assurent quant à eux la mise à l’eau et la sortie des dragues et des chaluts, avec une dextérité et une sérénité qui font que même les opérations les plus périlleuses, sous la pluie, avec des creux de trois mètres et un vent de 30 nœuds, ressemblent à une promenade de santé.

Et enfin, last but not least, ceux que certains considèrent comme les deux seules personnes avec qui il ne faut pas se fâcher à bord, Gabi et Kiki, qui nous préparent des repas 3 étoiles matin, midi et soir. Vous l’aurez compris, l’équipage serait en fait bien plus capable de se passer de l’équipe scientifique que l’inverse… Un grand merci à eux !